EXPLOITATION FORESTIERE
AU GABON,
un exemple parmi d'autres
Page
créée par Frédéric Savio
(photos: F. SAVIO, 1994).
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- Départ des ouvriers pour se rendre sur le chantier. Le
transport est assuré par l'entreprise!
- La piste est
débarrassée de toute végétation sur
quelques mètres de chaque côté afin d'assurer
un ensoleillement minimum permettant un séchage plus rapide
après la pluie. La pluie est un des gros problèmes
rencontrés sur les chantiers car elle paralyse
l'activité en rendant les pistes impraticable car trop
glissantes .
- L'ouverture de la piste forestière sort
les arbres de la forêt primaire de plusieurs dizaines de
mètres de haut de leur anonymat et de leur "abris" naturel
.
- Les opérations se succèdent
alors:
- Le nettoyage du
pied de l'arbre, afin de limiter l'usure de la chaîne de la
tronçonneuse
- Le tronçonnage qui s'effectue à l'aide de machines de taille
respectable. (Il n'y a encore pas si longtemps, l'abattage se
faisait à la hache, par 3 à 5 bûcherons
perchés sur un échafaudage de fortune afin de
frapper au dessus des contreforts de l'arbre.)
- Chaque arbre abattu, ainsi que la souche
correspondante, est répertorié,
numéroté et doit respecter les critères
d'espèce et de dimension définis par le Gouvernement
gabonais, permettant ainsi une gestion de son patrimoine
forestier.
- Ensuite, la grume est sectionnée en morceaux de 6 à 8 mètres afin d'en
faciliter le transport. Les billons sont débardés,
au bulldozer
pour le sortir de la forêt puis à l'aide d'un
engin à pneus. Ils sont cubés,
si besoin traités contre les insectes et
expédiés par camion soit
vers la scierie, soit vers la gare
où ils partiront pour la capitale Libreville par le
transgabonais (le train gabonais).
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Départ des ouvriers pour le
chantier d'exploitation.
La piste et son
ensoleillement permettant un séchage plus rapide
après la pluie.
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Un beau spécimen sort
de son anonymat (remarquez les dimensions par rapport
à l'homme se trouvant à son pied)
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Le pied de l'arbre
sélectionné est nettoyer afin de limiter
l'usure de la chaîne de la
tronçonneuse...
... puis l'abattage peut
commencer. (remarquer la taille de
la tronçonneuse et la hauteur de
découpe.
(retour haut de
page)
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Une fois l'arbre abattu, la
souche est
numérotée.
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L'arbre abattu est billonné
...
...ramené vers le bord
de la piste à l'aide d'un bulldozer ...
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... puis tiré jusqu'au
parc à grume à l'aide du
débardeur.
(retour haut de
page)
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Les billons sont cubé
(on
mesure le diamètre médian et la longueur pour
en calculer le volume)...
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... puis chargé sur les
grumiers à l'aide d'engins à
fourche.
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Le transport jusqu'à
la scierie ou la gare, suivant le besoin, s'effectue par
camion
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La gare à bois de
Lastourville permet le transport des grumes jusqu'à
Libreville où elles seront embarquer sur des navires
pour leur expédition vers les pays clients.
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Commentaire personnel:
(Remarque : Je n'avais aucune connaissances
forestières lorsque j'ai visité ce chantier
forestier)
Le Gabon s'est doté d'un système de contrôle
et de gestion de ses ressources forestières. Contrairement
à la situation que l'on peut trouver dans d'autres pays
d'Afrique et d'Asie, l'exploitation forestière ne ressemble
pas à un pillage organisé de l'une de ses principales
richesses.
Plusieurs aspects de cette exploitation sont positifs :
- - la largeur d'ensoleillement des pistes forestière est
relativement faible (20-40m)
- - les arbres abattus doivent avoir un diamètre minimum
d'exploitabilité,
- - chaque pièce est répertoriée et la
souche numérotée, permettant ainsi un contrôle
de l'exploitation par les services de l'État gabonais,
- - Chaque exploitant forestier doit rendre compte des volumes
abattus auprès de l'administration gabonaise,
- - le prélèvement est relativement faible ( 1
à 3 arbres par hectare)
- - le volume de travail confié aux populations locales
est très important; l'exploitation forestière a de
ce fait une très grande importance sociale au Gabon.
Je n'ai pu observer qu'un seul chantier forestier, je ne pense pas
que l'on puisse généraliser cet exemple à tout
le pays. De plus, on retrouve malheureusement les problèmes
inhérents à l'exploitation forestière tropicale:
- - les pistes crées pour l'exploitation
forestière favorisent la pénétration des
populations dans le coeur de la forêt. Les paysans
défrichent quelques parcelles et cultivent sur
brûlis. la faune est perturbée car souvent
dérangée, la pression de chasse se fait
également plus forte du fait des ouvriers forestiers.
- - l'abattage des arbres de grande taille provoque de nombreux
dégâts sur les voisins
- - seuls les arbres ayant une valeur commerciale sont
prélevés, il y a alors un appauvrissement de la
diversité des essences forestières. Les cas de
plantation unispécifiques ne sont pas une solution.
L'exploitation forestière gabonaise tente de répondre
aux préoccupations de gestion durable du patrimoine forestier
mondial. Le fait que le pays possède de nombreuses richesses
naturelles (pétrole, uranium, or, manganèse, ...) y est
probablement pour une grande part.
L'environnement est en général une
préoccupation de pays riche ! (malheureusement, on ne peut
penser à la nature que le ventre plein !!?)
Il me semble donc nécessaire que les pays riches apportent
leur aide (matérielle, financière, humaine) afin de
donner aux pays plus pauvres les moyens de prendre en compte leur
environnement naturel .