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Jeudi 17 Janvier2001, 17h13
Nord et Sud conscients que
l'accès aux marchés n'est pas la panacée
BRUXELLES, 17 mai (AFP) -
Au-delà de la seule ouverture des marchés développés, Nord et Sud, réunis
à la conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés (PMA) à
Bruxelles, cherchent à simplifier les procédures d'exportation,
diversifier les productions et favoriser des échanges sud-sud encore hérissés
de barrières.
Au cours d'un débat jeudi, le directeur général de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) Mike Moore comme le commissaire européen au
commerce Pascal Lamy ont estimé que les problèmes spécifiques des pays
pauvres devaient être traités et résolus dans le cadre d'un large cycle
commercial. "L'OMC n'est pas le GATT" et les rapports de force
ont évolué, a fait valoir Mike Moore.
Dans un geste à l'occasion de la conférence de Bruxelles, destiné à
convaincre les PMA de sa bonne volonté, la "Quad" (Quadrilatérale,
qui regroupe l'Union européenne, les Etats-unis, le Canada et le Japon) a
annoncé un effort commun pour accélérer leur entrée dans l'OMC, dans
la perspective d'un round.
19 des 49 PMA ne sont pas encore membres de l'OMC. Mais neuf d'entre
eux ont engagé des négociations d'accession.
Le ministre tanzanien du commerce, Iddi Simba, a répondu aux appels à
soutenir un cycle en déclarant que les PMA n'avaient pas encore arrêté
leur position.
"Les PMA ont ouvert leurs marchés aux produits" à la suite
des principaux cycles commerciaux, "sans mettre en place les mécanismes
pour maîtriser cette libéralisation. Le résultat est une crise",
a-t-il dit.
Il a invité ses pairs des PMA en Maià Dar-es-Salaam, pour
"préparer le catalogue de questions que nous allons poser".
"Avons-nous besoin d'un nouveau cycle ou pas? Les pays développés
ont déjà décidé, nous non", a conclu M. Simba.
Le commissaire européen Pascal Lamy a promis que l'UE s'abstiendrait
de recourir à des mesures anti-dumping à l'encontre des PMA, et évoqué
l'initiative d'ouverture du marché européen à leurs produits,
"tout sauf les armes". Cette initiative a Automne bien reçue, même
si elle a une portée limitée pour des pays qui ne représentent que 0,5
% du commerce mondial.
M. Lamy a admis, comme tous les autres participants, que les obstacles
techniques au commerce (réglementations douanières, etc.), les mesures
sanitaires et phytosanitaires constituaient une charge et des obstacles
parfois insurmontables pour les PMA, et impliquaient une "réorientation"
de l'assistance technique des pays riches comme les Quinze.
"Aujourd'hui, a-t-il dit, l'accès au marché n'est pas le problème
majeur. Nous voulons ainsi transférer nos capacités techniques pour
aider l'industrie de la pêche en Afrique (à exporter). Nous
n'abaisserons pas nos normes (de qualité des produits), nous voulons
faire croître la capacité des pays en développement de remplir ces
normes".
Les autres problèmes abordés sont la diversification de la production
de pays qui n'ont souvent qu'une culture de rente, comme le café dont les
cours s'écroulent, et les accords d'intégration commerciale nord-sud.
De nombreuses barrières sud-sud existent en dépit d'accords régionaux
prometteurs. Les marchés des pays en développement et des économies en
transition comptent pour environ 40 % des exportations agricoles des pays
en développement, selon un récent rapport de l'OMC.
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